Razzia sur les terres agricoles (Les Échos)

Les Échos publient ce matin une bonne synthèse sur les conséquences de l’utilisation des terres arables par des pays étrangers:

En Afrique, en Asie, en Europe de l’Est, de gigantesques surfaces cultivables passent sous la coupe d’entreprises ou d’États étrangers. Le phénomène prend une telle ampleur que les économistes n’hésitent pas à parler d’une « troisième vague de délocalisations ». Échappant à tout contrôle, cet accaparement des terres fait peser de lourdes menaces sur les équilibres locaux.

L’hiver dernier, l’annonce de la « location » sur quatre-vingt-dix-neuf ans par le coréen Daewoo de la moitié des terres arables de Madagascar a résonné comme un coup de tonnerre. « Avec Daewoo, tout le monde s’est réveillé ! », se souvient-on à l’Agence française de développement. Avec 1,3 million d’hectares - l’équivalent de la moitié de la Belgique -, échangés gratuitement contre des emplois et des infrastructures, il y avait de quoi…

Certes, la mainmise des pays riches sur les terres agricoles de pays pauvres ou émergents n’est pas nouvelle : partout, le fait colonial a fait ses preuves en la matière… Les républiques bananières d’Amérique centrale ne datent pas d’hier, l’Amazonie est vouée aux prédateurs et les stars d’Hollywood se sont depuis longtemps taillé de petits empires en Patagonie. Progressivement, et pour les mêmes résultats, on est passé de la canonnière au carnet de chèques et aux avocats. La nouveauté, c’est que ces transactions prennent aujourd’hui une ampleur inédite.

La suite de l’article de Daniel Bastien est à lire ici.

L’Afrique du Sud se lance dans la course aux terres arables

Autruche sud-africaine

Autruche sud-africaine. Photo M.D.

Deux-cent-vingt agriculteurs sud-africains pourraient partir pour la RD Congo, qui met à disposition d’Agri SA, syndicat qui réunit quelque 70 000 agriculteurs, 10 millions d’hectares de terres pour produire du maïs et du soja, et installer des élevages à vocation laitière ou avicole.
Selon le président d’Agri-SA Johannes Möller, qui s’exprime à ce sujet dans le Mail and Guardian, les productions sont destinées à nourrir les populations locales, mais les surplus pourraient être exportés, notamment vers le marché européen. Johannes Möller voit là une opportunité de diversification pour les fermiers sud-africains.
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