L’Afrique du Sud, qui s’apprête comme tous les 5 ans à revoir les bases de calcul de son Produit intérieur brut, a décidé d’inclure désormais l’argent sale dans la mesure de sa production de richesses.
Statistics SA l’a annoncé en fin de semaine dernière : les prochaines statistiques sur l’activité du pays, qui seront publiées le 24 novembre, comprendront une estimation des activités illégales (trafic de drogue, contrefaçon, etc), et plus généralement « souterraines » (non-observed economy, NOE). Plus large que l’activité informelle, l’activité souterraine comprend non seulement l’argent du crime (une estimation minimum basée sur les saisies des douanes et de la police, l’extrapolation étant « impossible » selon Joe de Beer, directeur exécutif de Statistics SA), mais également l’activité de subsistance (agriculture, biens et services à usage personnel, etc). Lire la suite »
Alors que Zine El-Abidine Ben Ali s’apprête à entamer son dernier mandat (en théorie), un bilan de la situation économique tunisienne s’impose. D’après une note publiée récemment par Standard & Poor’s, la croissance s’est maintenue à un taux de 4,6% en 2008, portée par les infrastructures, l’immobilier, les télécommunications (28%) et le tourisme (9%). Mais le cru 2009 s’annonce moins bon.
Les effets du ralentissement des économies de l’Union européenne, entraînant la baisse des échanges et des transferts de fonds, se sont déjà fait sentir. Le taux de croissance estimé pour 2009 ne devrait pas atteindre les 2% d’après l’agence de notation. Une prévision bien plus pessimiste que celle du FMI en juin qui tablait sur une croissance du PIB de 3,3% fin 2009. Pour S&P, le taux de croissance devrait renouer avec les 4% en 2010 et 2011, une « bonne performance », au regard du contexte européen. Lire la suite »
Le PIB… Oui, le produit intérieur brut, celui que l’on croise tout le temps, que les économistes auscultent, dissèquent et décortiquent pour savoir si une économie se porte bien, ou mal. Eh bien… cet indicateur statistique le plus utilisé à travers le monde a eu droit à une belle oraison funèbre prononcée par Nicolas Sarkozy à l’université de la Sorbonne à Paris. C’était à l’occasion de la présentation du rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques dirigée par deux prix Nobel d’économie, l’américain Joseph Stiglitz et l’indien Amartya Sen et l’économiste français Jean-Paul Fitoussi, à la demande du président français. Pour la commission, il s’agissait de réfléchir sur les pistes permettant d’établir de nouveaux indicateurs intégrant le bien-être des individus dans toutes ses dimensions : sociales, santé, éducation, environnement… Lire la suite »
Derniers commentaires