
- Cabosses
« Des instruments spéciaux, tels que des règles budgétaires et des fonds de stabilisation des prix des matières premières, pourraient être utiles. » Nombre d’analystes n’en doutent pas, à commencer par les observateurs de la filière cacao ivoirienne. Mais que cette phrase figure en première page des « Perspectives économiques régionales » pour l’Afrique subsaharienne du FMI, c’est plus étonnant.
Faut-il rappeler que c’est sous la pression de ce dernier (et de la BM) que la Côte d’Ivoire a dû démanteler sa Caistab (Caisse de stabilisation des prix payés aux planteurs de cacao et de café) en 1999, après dix douloureuses années de libéralisation de la filière suite à l’échec de la « Guerre du cacao » menée par Houphouët-Boigny pour essayer de faire remonter les cours après leur effondrement en 1985 ? Lire la suite »
Le FMI présentait aujourd’hui ses « Perspectives économiques régionales » pour l’Afrique subsaharienne. Et elles sont plutôt rassurantes. Le sous-continent a bien résisté à la crise, et devrait connaître une reprise plus rapide qu’au lendemain des crises mondiales précédentes, même si sur les courbes de projection de croissance sur le continent sont « en U », alors que les projections mondiales sont « en V ». L’Afrique subsaharienne va donc payer l’effet retard dont elle a bénéficié à l’entrée de la crise, en 2008. Mais je développerai tout cela plus tard… pour vous raconter d’abord les à-cotés de cette réunion.
Ce qui donne tout son intérêt au fait de se déplacer plutôt que de lire le rapport (ce que vous pouvez faire – comme la majorité de mes confères – ici), ce sont les débats soulevés par ce rapport. Ils émergeaient déjà dans les échanges entre le Fonds, la BM, l’AFD, l’OCDE et les économistes non-affiliés à ces structures. Au point d’entendre Saleh Nsouli, directeur des Bureaux européens du FMI, trouver « rafraîchissant de constater une convergence de vues entre la Banque mondiale et le FMI ». Lire la suite »
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