« L’Afrique du Sud a besoin d’au moins 40 nouvelles mines de charbon ». L’assertion est de Brian Dames, directeur des opérations d’Eskom. Mais elle a également besoin d’une stratégie globale sur le charbon, de réformer la chaîne de transport et d’avancer sur la question du charbon propre avant d’être rattrapée par les engagements internationaux sur la réduction des émissions de CO2.
Il ne reste pas assez de charbon dans le Mpumalanga (où se trouvent 8 des 11 centrales thermiques d’Eskom) pour alimenter les centrales électriques d’Eskom pendant toute leur durée de vie. C’est, en résumé, le cri d’alarme lancé par Brian Dames dans les colonnes de Miningmx, site sud-africain spécialisé sur le secteur minier (ici). « Alors que la demande en charbon d’Eskom a augmenté de 5% par an, la production de l’Afrique du Sud est restée stable. C’est ce qui nous rend difficile l’accès au charbon à bas prix », explique Dames, qui évalue à 40 milliards de rands le coût des nouveaux sites, auquel il faut ajouter l’investissement nécessaire dans la chaîne de transport. Or Eskom a annoncé en août ses pires pertes annuelles dans l’histoire de la compagnie.
Faiblesse du maillon transport
Avec le développement de l’exploitation dans le Waterberg (province du Limpopo), les ressources en charbon sont de plus en plus éloignées des centrales qui les achètent (actuellement en majorité dans le Mpumalanga). Or la région ne possède ni les ressources en eau nécessaires au fonctionnement de nouvelles centrales thermiques, ni les infrastructures de transport qui permettraient d’acheminer le charbon à bas coût. Eskom doit donc convoyer de plus en plus de charbon par camions : « plus de 5 000 chargements par jour », selon Dames. Lire la suite
L’artiste sénégalais Youssou N’Dour en a marre d’être dans le noir et il le chante. Sur la mélodie joyeuse du « Obladi oblada » des Beatles, il dénonce les délestages intempestifs de la Senelec et s’en prend directement aux gestionnaires de l’entreprise sénégalaise d’électricité. En wolof et hors circuits commerciaux, le titre « Leep mo Lendem » (« Tout est dans l’obscurité ») est distribué librement sur Internet et aux radios depuis le 8 septembre.

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