Au fil des mois, des réunions et des sommets, le nom du représentant de l’Afrique à la Conférence de Copenhague change… ou plutôt, les noms s’additionnent. Le continent réussira-t-il, d’ici décembre, à parler d’une seule voix ?
Dernier pays candidat à la représentation de l’Afrique : le Ghana, selon le journal en ligne ESI-Africa. La dernière réunion sur le climat tenue sur le continent, le 21 octobre, a eu lieu au Ghana. Alors, tout naturellement, le gouvernement ghanéen serait désigné pour porter « les inquiétudes africaines »…
Pourtant, quelques jours auparavant, c’était le président burkinabé, Blaise Compaoré, qui était choisi comme porte-parole de l’Afrique, lors du Forum mondial du développement durable consacré aux changements climatiques qui s’est tenu à Ouagadougou. Et en septembre, c’est Meles Zenawi, Premier ministre éthiopien, qui était désigné « coordinateur de la position africaine commune pour les négociations » de décembre, au cours du Forum pour le partenariat avec l’Afrique organisé par l’Union africaine et les pays de l’OCDE. Lire la suite »

Riz de la vallée du Fleuve (Pont Gendarme). Photo S.R.
La violente hausse des prix des denrées alimentaires a fait découvrir aux gouvernements et aux agriculteurs les vertus du riz local, l’aliment de base en Afrique.
Émeutes de la faim, colère, désespoir des populations face à l’envolée des prix alimentaires en 2007 et 2008 ont poussé plusieurs gouvernements africains à réagir. L’agriculture est revenue au centre des politiques nationales et le riz, aliment de base n°1, est consacré production prioritaire. Et si on en croit les résultats annoncés, ça marche ! 240% d’augmentation au Burkina Faso, 90% d’augmentation au Sénégal pour la campagne rizicole 2008/09 par rapport à la campagne précédente. En moyenne, la production africaine de riz s’est accrue de 18%, selon la FAO.
Pour obtenir ces résultats spectaculaires, les gouvernements ont fourni aux paysans des semences de qualité et des intrants agricoles de base. De leur côté, les agriculteurs ont été motivés par la perspective d’une bonne rentabilité. Lire la suite »

Projet du CIGC de Ouaga 2000. Image Coldefy et Associés
Ce vaste jeu de coupoles blanches sera construit sur le territoire de Ouaga 2000, le nouveau quartier de la capitale du Burkina Faso. Les architectes lillois Thomas Coldefy et Isabel Van Haute, lauréats du concours, se rendront pour la première fois sur site le mois prochain. Sur place, ils sont associés avec Simon Kafando du cabinet AIC.
Par Marie-Douce Albert*
La « Rotary Connection » a joué. Invité comme ses confrères architectes du Burkina Faso à inciter des architectes à l’étranger à prendre part au concours international pour la création du futur grand centre de conférences de Ouagadougou, Simon Kafando, du cabinet AIC, a utilisé le réseau du fameux club pour faire connaître le projet. Il est ainsi entré en contact avec Bertrand Coldefy, fondateur de l’agence Coldefy et Associés, basée à Lille et Cambrai (Nord de la France), et lui-même membre du Rotary. La proposition du Ouagalais ne pouvait qu’allécher son fils, Thomas Coldefy. Lui et son épouse, la Belge Isabel Van Haute, sont déjà architectes sans frontières. Après avoir travaillé tous les deux à New York, ils mènent actuellement le chantier d’une grande école de design à Hong-Kong. Le continent africain, ils ne connaissent pas encore, alors ils se sont documentés. Lire la suite »
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