La région de Jos, à trois heures de route d’Abuja, est le théâtre de violences récurrentes entre musulmans et chrétiens depuis janvier 2010. C’est de là-bas que nous est parvenu le témoignage de Norma, que nous avons choisi de publier ici.
Après avoir enseigné pendant de longues années l’anthropologie et la sociologie au Nigeria, l’Américaine Norma Perchonok s’est lancée dans un projet agricole expérimental dans la région de Jos. Son pari : cultiver des légumes diversifiés dans une région considérée comme impropre à ces cultures.
Un projet expérimental qui a rapidement trouvé son business model, dans la veine de la vente directe du producteur au consommateur qui se développe en Europe. Sur la base de commandes hebdomadaires parmi les produits de saison proposés, La ferme Zamani livre directement des fruits et légumes variés, biologiques dans la mesure du possible, tout un réseau de clients exigeants sur la qualité : ambassades, classe sociale supérieure, hôtels internationaux… Et cela dure depuis maintenant 12 ans. Lire la suite »

Litchis de Madagascar. Photo D.R.
La campagne 2009/10 du litchi doit démarrer, avec une semaine de retard, à partir du 25 novembre, juste à temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. La filière réussira-t-elle à déjouer les difficultés rencontrées lors de la campagne précédente ? Commentant cette dernière, le Centre technique horticole de Tamatave dresse un bilan mitigé : « Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du produit ».
Tous les opérateurs de la filière litchi se penchent sur la date de début de la campagne, concentrée sur quelques mois. Entre novembre et févier-mars, tout est bouclé : la récolte, l’expédition et la commercialisation. Et pour cette dernière étape, la meilleure période reste les fêtes de fin d’année. Lire la suite »
Les Échos publient ce matin une bonne synthèse sur les conséquences de l’utilisation des terres arables par des pays étrangers:
En Afrique, en Asie, en Europe de l’Est, de gigantesques surfaces cultivables passent sous la coupe d’entreprises ou d’États étrangers. Le phénomène prend une telle ampleur que les économistes n’hésitent pas à parler d’une « troisième vague de délocalisations ». Échappant à tout contrôle, cet accaparement des terres fait peser de lourdes menaces sur les équilibres locaux.
L’hiver dernier, l’annonce de la « location » sur quatre-vingt-dix-neuf ans par le coréen Daewoo de la moitié des terres arables de Madagascar a résonné comme un coup de tonnerre. « Avec Daewoo, tout le monde s’est réveillé ! », se souvient-on à l’Agence française de développement. Avec 1,3 million d’hectares - l’équivalent de la moitié de la Belgique -, échangés gratuitement contre des emplois et des infrastructures, il y avait de quoi…
Certes, la mainmise des pays riches sur les terres agricoles de pays pauvres ou émergents n’est pas nouvelle : partout, le fait colonial a fait ses preuves en la matière… Les républiques bananières d’Amérique centrale ne datent pas d’hier, l’Amazonie est vouée aux prédateurs et les stars d’Hollywood se sont depuis longtemps taillé de petits empires en Patagonie. Progressivement, et pour les mêmes résultats, on est passé de la canonnière au carnet de chèques et aux avocats. La nouveauté, c’est que ces transactions prennent aujourd’hui une ampleur inédite.
La suite de l’article de Daniel Bastien est à lire ici.
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