« Dans un texte confidentiel élaboré par la Chine en accord avec l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Soudan – État qui préside cette année le G77 regroupant les pays en développement au sein de l’ONU –, ils exposent l’accord de Copenhague qui répondrait à leurs desiderata. Révélé par Le Monde, le texte pourrait s’imposer comme le fil conducteur des dix jours de négociation à venir, alors que l’esquisse de proposition de la présidence danoise, publiée mardi 8 décembre par The Guardian, a soulevé un tollé de la part des PVD dans les salles du sommet de Copenhague. »
L’article complet d’Hervé Kempf, envoyé spécial du Monde à Copenhague est à lire ici, et le texte confidentiel est téléchargeable sur le site (lien dans l’article).
À la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague, la question d’un bilan du Mécanisme de développement propre (MDP) est cruciale. Le MDP permet aux pays riches de fournir une technologie verte aux pays pauvres à travers un système de certification des réductions d’émissions géré par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Plus précisément, ce mécanisme repose sur la mise en place de projets – financés par le secteur public ou privé des pays industrialisés – qui favorisent la réduction des émissions de CO2 dans des pays en développement. Les investisseurs acquièrent en contrepartie des crédits d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces crédits sont alors négociables sur les marchés internationaux de carbone, pouvant être revendus, par exemple, à une aciérie en Allemagne ou une cimenterie en Suède, permettant ainsi à ces entreprises de se conformer à leurs obligations de réduction d’émissions. Lire la suite »
L’Afrique du Sud, qui s’apprête comme tous les 5 ans à revoir les bases de calcul de son Produit intérieur brut, a décidé d’inclure désormais l’argent sale dans la mesure de sa production de richesses.
Statistics SA l’a annoncé en fin de semaine dernière : les prochaines statistiques sur l’activité du pays, qui seront publiées le 24 novembre, comprendront une estimation des activités illégales (trafic de drogue, contrefaçon, etc), et plus généralement « souterraines » (non-observed economy, NOE). Plus large que l’activité informelle, l’activité souterraine comprend non seulement l’argent du crime (une estimation minimum basée sur les saisies des douanes et de la police, l’extrapolation étant « impossible » selon Joe de Beer, directeur exécutif de Statistics SA), mais également l’activité de subsistance (agriculture, biens et services à usage personnel, etc). Lire la suite »

Afrique du Sud. Photo.D.R.
Statistics SA vient de publier les chiffres de l’emploi au troisième trimestre. Moralité : en temps de crise, en Afrique du Sud, mieux vaut ne pas être un homme métis et travailler dans les services.
Le troisième trimestre 2009 a vu s’évanouir 484.000 nouveaux postes, soit plus que les destructions d’emplois cumulées des deux premiers trimestres (475.000), selon les derniers chiffres publiés par Statistics SA. Et contrairement à la dernière édition, c’est cette fois le secteur formel qui paie le plus lourd tribut à la crise (le secteur informel non agricole avait été le premier à réagir). Lire la suite »
Fin octobre, l’usine de production d’acide phosphorique de Sasol Nitro à Phalaborwa en Afrique du Sud (province de Limpopo) risque de fermer définitivement.
Sasol a annoncé en août le lancement de consultations avec ses actionnaires sur la possible fermeture de l’usine pour cause d’absence de profitabilité. Des pertes significatives sont envisagées pour 2009. « Malgré les différentes options envisagées pour éviter la fermeture de l’usine, les prix des matières premières actuels ne permettent pas d’obtenir une production rentable, en particulier dans un marché de l’acide phosphorique en déclin », souligne l’entreprise. Lire la suite »

Mine Xstrata en Afrique du Sud
Dans une étude menée en 2007 (téléchargeable ici), Energy Watch remet sérieusement en cause la fiabilité des évaluations des réserves mondiales de charbon. Ce groupe de chercheurs allemands (favorables aux énergies renouvelables) cite l’exemple de l’Allemagne, dont l’estimation des réserves prouvées a chuté de 99% en 2004, sans explication du gouvernement, si ce n’est la transformation d’une grande partie des « réserves prouvées » en « réserves possibles », brutalement retirée du total. Selon eux, les réserves du Vietnam et de l’Afghanistan n’ont pas été actualisées depuis 40 ans, malgré une production vietnamienne d’environ 15Mt/an (sur 150Mt). Celles de la Chine n’ont pas changé depuis 1992 malgré l’exploitation, depuis lors, d’environ 20% de ces réserves.
Au Botswana, les réserves globales estimées à 7 milliards de tonnes (dont 3,5 Gt prouvées) en 1980 ont chuté à 40 Mt prouvées en 2004 (en chute de 99%) sur 3,34 Gt de réserves totales (-50%). De même, au Swaziland, les réserves auraient chuté de 90% entre 1980 et 2004. Seule l’Afrique du Sud fait exception : la baisse graduée de l’estimation de ses réserves est en complète cohérence avec sa production. Lire la suite »
« L’Afrique du Sud a besoin d’au moins 40 nouvelles mines de charbon ». L’assertion est de Brian Dames, directeur des opérations d’Eskom. Mais elle a également besoin d’une stratégie globale sur le charbon, de réformer la chaîne de transport et d’avancer sur la question du charbon propre avant d’être rattrapée par les engagements internationaux sur la réduction des émissions de CO2.
Il ne reste pas assez de charbon dans le Mpumalanga (où se trouvent 8 des 11 centrales thermiques d’Eskom) pour alimenter les centrales électriques d’Eskom pendant toute leur durée de vie. C’est, en résumé, le cri d’alarme lancé par Brian Dames dans les colonnes de Miningmx, site sud-africain spécialisé sur le secteur minier (ici). « Alors que la demande en charbon d’Eskom a augmenté de 5% par an, la production de l’Afrique du Sud est restée stable. C’est ce qui nous rend difficile l’accès au charbon à bas prix », explique Dames, qui évalue à 40 milliards de rands le coût des nouveaux sites, auquel il faut ajouter l’investissement nécessaire dans la chaîne de transport. Or Eskom a annoncé en août ses pires pertes annuelles dans l’histoire de la compagnie.
Faiblesse du maillon transport
Avec le développement de l’exploitation dans le Waterberg (province du Limpopo), les ressources en charbon sont de plus en plus éloignées des centrales qui les achètent (actuellement en majorité dans le Mpumalanga). Or la région ne possède ni les ressources en eau nécessaires au fonctionnement de nouvelles centrales thermiques, ni les infrastructures de transport qui permettraient d’acheminer le charbon à bas coût. Eskom doit donc convoyer de plus en plus de charbon par camions : « plus de 5 000 chargements par jour », selon Dames. Lire la suite »
By Myrtille Delamarche
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Autruche sud-africaine. Photo M.D.
Deux-cent-vingt agriculteurs sud-africains pourraient partir pour la RD Congo, qui met à disposition d’Agri SA, syndicat qui réunit quelque 70 000 agriculteurs, 10 millions d’hectares de terres pour produire du maïs et du soja, et installer des élevages à vocation laitière ou avicole.
Selon le président d’Agri-SA Johannes Möller, qui s’exprime à ce sujet dans le Mail and Guardian, les productions sont destinées à nourrir les populations locales, mais les surplus pourraient être exportés, notamment vers le marché européen. Johannes Möller voit là une opportunité de diversification pour les fermiers sud-africains.
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BedZED (Beddington Zero Energy (fossil) Development), îlot résidentiel de 100 logements, au Sud de Londres.
Dans un bidonville de Johannesbourg, les autorités de la ville, des ONG locales et le WWF, avec des partenaires du secteur privé comme Lafarge, ont initié un projet baptisé « Eco-City ». L’idée était d’adapter les principes de construction de BedZED, le plus grand éco-village de Grande-Bretagne, au township d’Ivory Park, à Johannesbourg. Parmi les objectifs du projet figuraient notamment la réduction de la consommation d’énergie grâce à des solutions d’isolation et de chauffage solaire passif, la récupération et la réutilisation de l’eau de pluie, la promotion des matériaux de construction recyclés et l’utilisation de la main d’œuvre et de matériaux locaux. Le projet, qui a pourtant 10 ans, en est encore à ses débuts. Un centre communautaire de 500 m2 a été construit, ainsi que quelques logements. En tant que partenaire, Lafarge a donné le ciment qui a été mélangé avec des déchets de polystyrène pour produire des blocs d’isolation économiques. Les résultats montrent des économies en eau et électricité de l’ordre de 58 %. Plusieurs négociations ont été entamées pour obtenir le soutien d’agences internationales.
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