L’Expansion, le mag économique du groupe Express-Roularta, publiait ce week-end une interview de Kalaa Mpinga, PDG de Mwana Africa – groupe minier à capitaux africains, coté à la Bourse de Londres. Kalaa Mpinga qui revient sur les raisons qui l’ont décidé à rouvrir la mine d’or de Freda Rebecca à Bindura au Zimbabwe, malgré la situation économique.

Charbon. Photo D.R.
Il est constitué non pas d’un seul, mais de trois marchés distincts. Le marché du charbon-vapeur Pacifique, mené par le géant australien challengé par l’Indonésie, brasse 86 des 140 millions de tonnes (Mt) de charbon-vapeur exportées sur le premier trimestre 2009. Sur le marché Atlantique (54Mt), l’Afrique du Sud (14,6Mt au premier trimestre 2009) a cédé sa place de leader à la Russie (20,4Mt) et à la Colombie (15,5Mt). Elle est suivie de loin par le Venezuela et les États-Unis.
Le marché métallurgique (coke), lui, appartient sans conteste à l’Australie (suivie de loin par le Canada, la Chine, la Russie et les États-Unis), avec 21,5Mt sur les 29,6Mt exportées sur le premier trimestre 2009.
L’Europe est le seul marché où l’utilisation du charbon décroît (plus de 780 Mt consommées en 2008 contre 814 Mt en 2007). L’Afrique du Sud, l’un des premiers fournisseurs du marché européen, alimente donc de plus en plus l’Asie.
Prix : un trend haussier à long terme
Après une baisse drastique des années 1980 à 2003 (de 60$ à 40$), on a assisté à une envolée des prix en 2007/08 (150$/t charbon vapeur, plus de 300$/t cokéfiable spot en mars 2008). Plusieurs causes sont évoquées pour expliquer cette hausse : accidents climatiques, techniques, incidents et hausse des coûts du transport liée à celle des prix du pétrole, demande globale en hausse, développement insuffisant de l’exploitation par manque d’investissement, nationalisation partielle des ressources (comme au Venezuela, ou en Afrique du Sud où la nouvelle charte minière prévoit que les sociétés doivent céder 26% de leur capital d’ici 2014)… Lire la suite »

Mine Xstrata en Afrique du Sud
Dans une étude menée en 2007 (téléchargeable ici), Energy Watch remet sérieusement en cause la fiabilité des évaluations des réserves mondiales de charbon. Ce groupe de chercheurs allemands (favorables aux énergies renouvelables) cite l’exemple de l’Allemagne, dont l’estimation des réserves prouvées a chuté de 99% en 2004, sans explication du gouvernement, si ce n’est la transformation d’une grande partie des « réserves prouvées » en « réserves possibles », brutalement retirée du total. Selon eux, les réserves du Vietnam et de l’Afghanistan n’ont pas été actualisées depuis 40 ans, malgré une production vietnamienne d’environ 15Mt/an (sur 150Mt). Celles de la Chine n’ont pas changé depuis 1992 malgré l’exploitation, depuis lors, d’environ 20% de ces réserves.
Au Botswana, les réserves globales estimées à 7 milliards de tonnes (dont 3,5 Gt prouvées) en 1980 ont chuté à 40 Mt prouvées en 2004 (en chute de 99%) sur 3,34 Gt de réserves totales (-50%). De même, au Swaziland, les réserves auraient chuté de 90% entre 1980 et 2004. Seule l’Afrique du Sud fait exception : la baisse graduée de l’estimation de ses réserves est en complète cohérence avec sa production. Lire la suite »
« L’Afrique du Sud a besoin d’au moins 40 nouvelles mines de charbon ». L’assertion est de Brian Dames, directeur des opérations d’Eskom. Mais elle a également besoin d’une stratégie globale sur le charbon, de réformer la chaîne de transport et d’avancer sur la question du charbon propre avant d’être rattrapée par les engagements internationaux sur la réduction des émissions de CO2.
Il ne reste pas assez de charbon dans le Mpumalanga (où se trouvent 8 des 11 centrales thermiques d’Eskom) pour alimenter les centrales électriques d’Eskom pendant toute leur durée de vie. C’est, en résumé, le cri d’alarme lancé par Brian Dames dans les colonnes de Miningmx, site sud-africain spécialisé sur le secteur minier (ici). « Alors que la demande en charbon d’Eskom a augmenté de 5% par an, la production de l’Afrique du Sud est restée stable. C’est ce qui nous rend difficile l’accès au charbon à bas prix », explique Dames, qui évalue à 40 milliards de rands le coût des nouveaux sites, auquel il faut ajouter l’investissement nécessaire dans la chaîne de transport. Or Eskom a annoncé en août ses pires pertes annuelles dans l’histoire de la compagnie.
Faiblesse du maillon transport
Avec le développement de l’exploitation dans le Waterberg (province du Limpopo), les ressources en charbon sont de plus en plus éloignées des centrales qui les achètent (actuellement en majorité dans le Mpumalanga). Or la région ne possède ni les ressources en eau nécessaires au fonctionnement de nouvelles centrales thermiques, ni les infrastructures de transport qui permettraient d’acheminer le charbon à bas coût. Eskom doit donc convoyer de plus en plus de charbon par camions : « plus de 5 000 chargements par jour », selon Dames. Lire la suite »
By Myrtille Delamarche
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La part du charbon dans le mix énergétique mondial est en hausse. Selon Jean-Marie Amouroux (auteur de Charbon, les métamorphoses d’une industrie), son taux moyen de croissance annuelle est de +2,3%, supérieur à celui des hydrocarbures. Amouroux prévoit que le charbon prendra la tête de l’approvisionnement énergétique mondial à l’horizon 2050, devant le gaz, le pétrole et le nucléaire. La consommation mondiale est tirée à la hausse par la Chine (qui a doublé sa demande entre 2001 et 2006, avec une croissance +15%/an en moyenne). Mais cette demande est également en hausse en Inde, au Vietnam, en Indonésie… Les États-Unis le premier consommateur de charbon, mais on assiste actuellement à un retour de la Russie qui préfère consommer son charbon pour mieux exporter son gaz. Lire la suite »
Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de l’International Crisis Group, signe une tribune sur l’utilisation des revenus pétroliers au Tchad depuis le début de l’exploitation en 2003.
À lire ici:
Le gouvernement tchadien est tombé dans le piège pétrolier
L’émissaire américain pour le Soudan entame aujourd’hui une nouvelle tournée. Première étape : Juba. Récemment nommé à ce poste, Scott Gration était attendu le 9 septembre dans un contexte particulièrement tendu. En vue de son arrivée, le ministère de l’Intérieur avait d’ailleurs décidé de faire place nette et organisé, avec l’aide du SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, ex-rebelles sudistes), une vaste opération de saisie d’armes illégales dans la capitale sudiste.
Violences…
Au Sud-Soudan, les violences ont repris avec intensité. Dans un communiqué daté du 3 septembre, Médecins sans frontières (MSF) constate « une montée en flèche radicale de la violence dans l’ensemble du Sud-Soudan – des États équatoriaux assaillis par la LRA aux affrontements dans les États de Jonglei, Haut-Nil et Lakes ». Avec une originalité par rapport aux affrontements tribaux traditionnels entre éleveurs et agriculteurs : « Les femmes et les enfants, qui étaient épargnés en règle générale, sont désormais délibérément ciblés, et le nombre de morts est plus élevé que celui des blessés », souligne l’ONG. On parle de 2 000 morts depuis le début de l’année, un chiffre qui vient classer le Darfour au second rang des conflits meurtriers au Soudan. Un constat qui inquiète particulièrement les Nations Unies.
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L’industrie minière au Cameroun, longtemps considérée comme hypothétique, semble enfin prendre forme. Les majors arrivent, les réserves sont identifiées, reste à trouver les financements nécessaires…
La dernière bonne nouvelle vient du consortium américain Hydromines, qui vient d’obtenir un important permis d’exploitation des gisements de bauxite de Minim-Martap et Ngaoundal, dans la province de l’Adamaoua (Nord). Selon Paul Ntep Gweth, directeur du Cadre d’appui et de promotion de l’artisanat minier (Capam), opérateur technique du ministère camerounais de l’Industrie, des mines et du développement technologique, ces gisements représenteraient la cinquième ou la sixième réserve au monde. Lire la suite »
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