Transferts des migrants : Ecobank et Caisse d’Épargne s’y mettent

Repartition de l'envoi de fonds vers le MaliDécidément, les transferts des migrants font parler d’eux. Et pour cause : « C’est beaucoup d’argent. C’est plus que toute l’aide étrangère et les investissements étrangers directs combinés, mais la principale différence est que ces flux vont directement dans les mains de ceux qui en ont le plus besoin », rappelle Pedro de Vasconcelos, coordinateur du programme des transferts de fonds au FIDA, à l’agence IPS.

Après le rapport du Fida (publié fin octobre), le Global Forum on Remittances 2009 qui s’est tenu à Tunis les 22 et 23 octobre, l’initiative d’Eric Besson, de la Banque africaine de développement et du FIDA pour la création d’un fonds multilatéral de développement destiné à réduire le coût des transferts de fonds des migrants, c’est aux opérateurs privés du secteur bancaire de relever le potentiel de ces mouvements de capitaux.

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“ Ce ne sont pas tant les transferts des migrants qui nous intéressent que la bancarisation des personnes qui les reçoivent ”

Des transferts de fonds à la bancarisation : 3 questions à Christophe Jocktane-Lawson, directeur régional à l’International pour Ecobank. Le groupe bancaire panafricain vient de mettre en place un partenariat avec la Caisse d’Épargne qui vient concurrencer Western Union et MoneyGram sur leur terrain.

Marchés tropicaux et méditerranéens : Pourquoi avoir choisi de s’associer avec la Caisse d’Épargne pour développer ce projet alors qu’Ecobank a obtenu un agrément en France ?
Christophe Jocktane-Lawson : La stratégie d’Ecobank à l’international est concentrée sur l’activité « Corporate ». L’activité de banque de détail suppose d’avoir un volume important de clients car les marges sont faibles. Or, nous n’avons pas la prétention de concurrencer des groupes déjà bien implantés tels que BNP Paribas ou la Caisse d’Épargne. Il faut comprendre que ce ne sont pas tant les transferts des migrants en tant que tels qui nous intéressent, mais plutôt la bancarisation des personnes qui les reçoivent en Afrique pour pouvoir ensuite leur proposer l’ensemble de nos services. Lire la suite »

“La situation au Zimbabwe n’est plus apocalyptique” (L’Expansion.com)

L’Expansion, le mag économique du groupe Express-Roularta, publiait ce week-end une interview de Kalaa Mpinga, PDG de Mwana Africa – groupe minier à capitaux africains, coté à la Bourse de Londres. Kalaa Mpinga qui revient sur les raisons qui l’ont décidé à rouvrir la mine d’or de Freda Rebecca à Bindura au Zimbabwe, malgré la situation économique.

CFAO retourne en bourse

CA-CFAOC’est officiel, le 3 décembre, CFAO, filiale africaine du groupe PPR (Pinault, Printemps, Redoute) sera cotée en Bourse. Le groupe va placer sur le marché un peu plus de 50% du capital de CFAO.
L’offre d’actions – 31 millions de titres entre 24,80 euros et 29 euros – qui a débuté le 17 novembre sera clôturée le 1er décembre. Sur la base du prix médian, l’offre représente environ 834 millions d’euros, valorisant CFAO à plus de 1,6 milliard, pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards en 2008.
CFAO : valeur vedette… en 1913
Profitant d’une période plus porteuse sur les marchés financiers, PPR a donc décidé de lancer le processus de cession annoncé en octobre. Pour la première cotation de la plus grosse introduction en Bourse depuis le début 2009, il faudra attendre le 3 décembre. En fait, il s’agit d’une réintroduction… CFAO a une longue histoire : créée en 1845 sous forme de comptoir, l’entreprise se développa à partir de 1887 sous le nom de Compagnie française de l’Afrique occidentale. « En 1913, en pleine bulle boursière, CFAO plaisait tellement aux investisseurs qu’ils disaient : “ Aujourd’hui, j’ai acheté 125 Afrique ” quand ils avaient acquis des titres », raconte dans son blog Philippe Escande, éditorialiste aux Échos. Après avoir racheté la société en 1990, PPR lâche donc le contrôle de sa pépite africaine même s’il reste actionnaire de référence.

À lire l’éclairage historique sur CFAO de Philippe Escande, éditorialiste aux Echos.

Et des nouvelles au lendemain de l’introduction, ici.

Madagascar : la saison du litchi débute avec un peu de retard

Litchis de Madagascar. Photo D.R.

La campagne 2009/10 du litchi doit démarrer, avec une semaine de retard, à partir du 25 novembre, juste à temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. La filière réussira-t-elle à déjouer les difficultés rencontrées lors de la campagne précédente ? Commentant cette dernière, le Centre technique horticole de Tamatave dresse un bilan mitigé : « Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du produit ».

Tous les opérateurs de la filière litchi se penchent sur la date de début de la campagne, concentrée sur quelques mois. Entre novembre et févier-mars, tout est bouclé : la récolte, l’expédition et la commercialisation. Et pour cette dernière étape, la meilleure période reste les fêtes de fin d’année. Lire la suite »

Sucre : Maurice saute le pas de la valorisation

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

L’industrie sucrière mauricienne a dû se réinventer avec la fin du Protocole Sucre. Désormais, elle opte pour la valorisation de tous les produits et sous-produits de la canne : sucre raffiné, production d’énergie électrique, éthanol et rhum agricole.

Fin d’une époque. La dernière cargaison de sucre roux – environ 42.000 tonnes - a été embarquée fin octobre sur le plus gros vraquier jamais accueilli dans le port de la capitale mauricienne. Le Poseidon SW livrera son chargement à la Tate and Lyle en Angleterre, qui raffine le sucre mauricien depuis 1975. Ainsi, l’île Maurice tourne la page du sucre roux pour écrire la nouvelle histoire du sucre blanc. Lire la suite »

Maurice: Infinity sur la corde raide

Tour Ebène, Maurice, DR

Tour Ebène, Maurice, DR

La plus importante société mauricienne d’outsourcing, Infinity, est menacée de faillite. Installée dans la Cybertour d’Ebène, elle a trois semaines pour rembourser 42 millions de roupies. Cette somme représente les loyers, les factures d’eau et d’électricité impayés depuis février 2007.

Centre d’appel et concepteur de logiciels, Infinity embauche tout de même plus de 650 personnes et compte parmi ses clients des noms prestigieux dans la téléphonie (Orange, Bouygues, SFR, One.Tel …), dans l’industrie automobile (Renault, Peugeot, Ford…) mais aussi dans la grande distribution (Shoprite, Pick and Pay, Spar…). Lire la suite »

COMESA : une chambre de compensation

carte ComesaLe Comesa met en route une chambre de compensation régionale pour booster le commerce intra-régional. Réunis à Maurice fin octobre, les gouverneurs des banques centrales de la zone ont fait le point sur les avancées de ce projet. Ce système de paiement des échanges entre les pays de la zone sera plus rapide et moins coûteux pour les importateurs et les exportateurs puisqu’il permettra d’éviter un transit par les grandes banques internationales. Lire la suite »

Zitouna : une nouvelle venue dans le paysage bancaire tunisien

Après plusieurs mois de suspense (l’agrément avait été donné en janvier 2009), la nouvelle banque islamique tunisienne Zitouna devrait ouvrir ses portes au premier trimestre 2010.

À la tête du conseil d’administration, on retrouve Mohamed Sakhr El Materi, le « business gendre » du président tunisien et fondateur de ce projet. L’assemblée, qui a réuni l’ensemble des actionnaires le 21 octobre pour l’adoption définitive des statuts et le versement du capital social, a donc marqué la naissance de la Banque Zitouna. L’arrivée de Mohamed Sakhr El Materi – connu pour son dévouement religieux, et par ailleurs DG du groupe Princesse El Materi – dans la finance islamique ne surprend personne. Lire la suite »

Le FMI regretterait-il la Caistab ?

Cabosses
Cabosses

« Des instruments spéciaux, tels que des règles budgétaires et des fonds de stabilisation des prix des matières premières, pourraient être utiles. » Nombre d’analystes n’en doutent pas, à commencer par les observateurs de la filière cacao ivoirienne. Mais que cette phrase figure en première page des « Perspectives économiques régionales » pour l’Afrique subsaharienne du FMI, c’est plus étonnant.

Faut-il rappeler que c’est sous la pression de ce dernier (et de la BM) que la Côte d’Ivoire a dû démanteler sa Caistab (Caisse de stabilisation des prix payés aux planteurs de cacao et de café) en 1999, après dix douloureuses années de libéralisation de la filière suite à l’échec de la « Guerre du cacao » menée par Houphouët-Boigny pour essayer de faire remonter les cours après leur effondrement en 1985 ? Lire la suite »