Mardi 15 décembre 2009
La France et l’Éthiopie, représentant l’Afrique, lancent aujourd’hui un appel à toutes les Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique à adopter un accord ambitieux le 18 décembre, limitant la hausse des températures à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, comme le recommande le GIEC, et garantissant que les pays vulnérables recevront les financements suffisants pour faire face à ce défi. Lire la suite »
L’aveu est venu de l’AFD, aujourd’hui, lors de la présentation des perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne. Et plus précisément de Jean-Marc Gravellini, directeur pour l’Afrique à l’Agence française de développement.
Alors qu’on s’accorde à dire – dans les discussions sur les APE et ailleurs – que le développement de l’Afrique passe par les organisations régionales, Jean-Marc Gravellini reconnaît que deux freins importants empêchent les bailleurs de soutenir ces regroupements régionaux. D’une part la frilosité des États à déléguer des souverainetés au niveau régional (ils ne sont en cela pas très différents des pays européens, si?). Mais également les principes d’utilisation des outils de l’AFD : « Nous sommes démunis pour travailler avec les organisations régionales », « nous ne savons pas travailler avec elles », reconnaît M. Gravellini, qui ajoute que sa structure aura besoin de politiques publiques définies et régulées à ce niveau. Pour l’instant, « nous pouvons leur accorder des prêts, mais pas de dons (ou alors aux pays membres). Il va falloir y réfléchir ».
Pourtant, cette intégration régionale est incontournable dans deux secteurs « déterminants pour la croissance et le développement » : les ressources agricoles et le secteur énergétique, car nombre de pays ne seront jamais autosuffisants énergétiquement sans cette coopération. « L’agriculture, c’est non seulement la création de richesses, mais aussi un outil de lutte contre la pauvreté. L’Afrique a besoin d’une révolution doublement verte : celle de la productivité, mais également celle du développement durable et de la préservation des espèces. »
By Myrtille Delamarche
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Posted in Agriculture & agroalimentaire, Développement durable et éco-industries, Energie, L'Afrique et la crise
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Tagged AFD, Bailleurs de fonds, CAE-5, CEMAC, Comesa, Sacu, SADC, Uemoa
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Sommet ASA
Plus de soixante chefs d’État des pays d’Amérique latine et d’Afrique se sont retrouvés les 26 et 27 septembre pour le deuxième sommet ASA (Amérique du Sud-Afrique). À l’occasion de cette rencontre sur l’île de Margarita au Venezuela, les chefs d’État des deux continents (à l’exception d’Alvaro Uribe, le président colombien, en froid avec le Venezuela d’Hugo Chavez) ont fait montre de leur volonté de coopération. « Ce sommet est un rendez-vous avec l’histoire, il faut aller au-delà de la rhétorique, car la crédibilité de la coopération Sud-Sud est en jeu », a déclaré Jean Ping, le président de la commission de l’Union africaine. Un slogan d’encouragement, pour que cette montagne n’accouche pas d’une souris. Lire la suite »
Le groupe français Vergnet, présent également au Kenya, à Maurice et au Nigeria, a signé avec la compagnie nationale éthiopienne d’électricité EEPCo un contrat portant sur la vente et l’installation de 120 éoliennes GEV HP de 1 MW sur trois ans, dont une première tranche de 30 unités en 2009. Cela fera de ce parc la plus importante centrale éolienne d’Afrique subsaharienne. Vergnet déléguera la maîtrise d’œuvre à un bureau d’ingénierie spécialisé dans la gestion de grands projets internationaux et confiera à Areva la fourniture des équipements haute tension. Le montant de la transaction est de 210 millions d’euros. EEPCo bénéficiera de deux sources de financement complémentaires pour réaliser ce projet : un prêt bancaire de 165 millions d’euros, syndiqué par BNP Paribas et garanti par la Coface à hauteur de 130 millions ; et un prêt de 45 millions de l’AFD. Lire la suite »
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