La région de Jos, à trois heures de route d’Abuja, est le théâtre de violences récurrentes entre musulmans et chrétiens depuis janvier 2010. C’est de là-bas que nous est parvenu le témoignage de Norma, que nous avons choisi de publier ici.
Après avoir enseigné pendant de longues années l’anthropologie et la sociologie au Nigeria, l’Américaine Norma Perchonok s’est lancée dans un projet agricole expérimental dans la région de Jos. Son pari : cultiver des légumes diversifiés dans une région considérée comme impropre à ces cultures.
Un projet expérimental qui a rapidement trouvé son business model, dans la veine de la vente directe du producteur au consommateur qui se développe en Europe. Sur la base de commandes hebdomadaires parmi les produits de saison proposés, La ferme Zamani livre directement des fruits et légumes variés, biologiques dans la mesure du possible, tout un réseau de clients exigeants sur la qualité : ambassades, classe sociale supérieure, hôtels internationaux… Et cela dure depuis maintenant 12 ans. Lire la suite »
The area of Jos, three hours drive from Abuja, has been the scene of recurring violence between Muslims and Christians since January 2010. From there, we received the testimony of Norma Perchonok, which we have chosen to publish.
Hello customers,
Since last week we have done practically no work at all at the farm due to the terrible situation in the Jos area. Lire la suite »
C’est au tour de la rive nord de la Méditerranée de s’”indigner”. Analyse de l’économiste tunisien Hakim Ben Hammouda.
L’ère de la révolution ouverte par les printemps arabes ne s’est pas limitée à notre monde. En effet, ses réverbérations se transmettent de plus en plus à d’autres zones et notamment en Europe où la résignation et la démission l’ont emporté depuis des années sur la ferveur révolutionnaire de la fin des années 1960 et la volonté de construire un autre monde. Depuis quelques semaines, le fond de l’air est rouge en Europe. Les méthodes des printemps arabes sont utilisées dans la mobilisation contre les politiques d’austérité budgétaire. En effet, face à la crise des forces politiques traditionnelles et des syndicats ouvriers et leur incapacité croissante à mobiliser leurs troupes, c’est désormais le web 2.0 qui a pris la relève et qui est au centre des mobilisations et des mouvements des “indignés” dans beaucoup de pays européens. La méthode est la même, utilisée sur les places européennes après avoir démontré son efficacité dans les révolutions arabes. Un mot d’ordre de manifestation lancé sur Facebook, la constitution d’un groupe d’amis et voilà le mouvement parti pour exprimer la colère et la mobilisation contre les plans d’austérité mis en place dans la plupart des pays européens. Lire la suite »
Dans un ensemble de notes préparatoires à un essai à paraître(1), l’économiste tunisien Hakim Ben Hammouda retrace le contexte historique politique et économique de la révolution du Jasmin en Tunisie. Nous en publions ici de larges extraits choisis(2).
Par Hakim Ben Hammouda*
En ce matin du 14 janvier, c’est un rassemblement joyeux et festif mais aussi déterminé et engagé. Les manifestants parlaient d’un printemps tunisien et d’une nouvelle ère pour les Arabes sans savoir que l’on parlerait de la Révolution du jasmin en fin de journée. Hommes, femmes, toutes générations confondues étaient unis autour de deux slogans : « Ben Ali, dégage » et « le procès des figures de la corruption ». Lire la suite »
Après vingt années de blocages, le système financier tunisien, pris au piège par de mauvaises pratiques, doit sortir de sa torpeur.
Aujourd’hui, vue la taille du pays, il n’est pas exagéré de dire que le système bancaire tunisien est constitué d’une constellation de petites banques. Leur poids relatif est insignifiant au plan régional et mondial. Avec un actif total d’environ $ 30 milliards (Md), les principales banques tunisiennes demeurent loin derrière leurs homologues africaines (Afrique du Sud : $ 570 Md, Égypte : $ 137 Md, Maroc : $ 102 Md, Nigeria : $ 87 Md).
Dhafer SAIDANE
Université Lille 3 – Skema Business School
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Le câble sous-marin Lion (Lower Indian Ocean Network – 1000 km – 1,28 Térabit/second de débit potentiel) a été inauguré le 11 décembre à La Réunion. Mis en service le 16 novembre 2009, ce câble en fibre optique – cofinancé par Orange Madagascar, Mauritius Telecom et France Télécom S.A. réunis en consortium – relie Madagascar, la Réunion et l’Ile Maurice.
Madagascar rejoint ainsi la liste des pays connectés en haut-débit. La Réunion et l’Ile Maurice constituent quant à elles les points de connexion au câble SAT3-WASC-SAFE qui relie l’Europe à l’Asie en passant par le sud de l’Afrique.
D’après Orange, « Lion bénéficie de la technologie la plus performante utilisée actuellement dans le domaine des fibres optiques : le multiplexage de longueur d’ondes (WDM) qui permet d’augmenter la capacité en fonction des besoins sans nouvelle intervention sous-marine. » Il existe en outre un projet de prolongement du câble Lion jusqu’à Mombasa (Kenya) où il pourrait être interconnecté avec d’autres réseaux.
« Le Groupe est également partie prenante du déploiement de câbles sous-marins sur la façade Atlantique de l’Afrique. En effet, en 2011, le câble ACE (Africa Coast to Europe) reliera l’Afrique du Sud à la France en connectant au réseau mondial tous les pays situés le long de la côte Ouest de l’Afrique », ajoute Orange, installé dans une vingtaine de pays africains.
Le ministre des Finances zimbabwéen Tendai Biti revoit ses estimations de croissance à la hausse : le PIB zimbabwéen devrait croître de 4,7% cette année.
Et ce redressement devrait être confirmé l’année prochaine, selon le numéro deux de l’ancienne opposition entré au gouvernement en février en vertu d’un accord de partage du pouvoir, qui estime que la tendance se poursuivra en 2010 avec une expansion de 7% du produit Intérieur brut. Ce retour à la croissance s’explique par les bonnes performances dans les secteurs minier et agricole, a précisé le ministre lors de la présentation du Budget au Parlement le 2 décembre. La précédente estimation prévoyait déjà une croissance de 3,7% en 2009. Lire la suite »
L’Expansion, le mag économique du groupe Express-Roularta, publiait ce week-end une interview de Kalaa Mpinga, PDG de Mwana Africa – groupe minier à capitaux africains, coté à la Bourse de Londres. Kalaa Mpinga qui revient sur les raisons qui l’ont décidé à rouvrir la mine d’or de Freda Rebecca à Bindura au Zimbabwe, malgré la situation économique.

Litchis de Madagascar. Photo D.R.
La campagne 2009/10 du litchi doit démarrer, avec une semaine de retard, à partir du 25 novembre, juste à temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. La filière réussira-t-elle à déjouer les difficultés rencontrées lors de la campagne précédente ? Commentant cette dernière, le Centre technique horticole de Tamatave dresse un bilan mitigé : « Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du produit ».
Tous les opérateurs de la filière litchi se penchent sur la date de début de la campagne, concentrée sur quelques mois. Entre novembre et févier-mars, tout est bouclé : la récolte, l’expédition et la commercialisation. Et pour cette dernière étape, la meilleure période reste les fêtes de fin d’année. Lire la suite »
L’Afrique du Sud, qui s’apprête comme tous les 5 ans à revoir les bases de calcul de son Produit intérieur brut, a décidé d’inclure désormais l’argent sale dans la mesure de sa production de richesses.
Statistics SA l’a annoncé en fin de semaine dernière : les prochaines statistiques sur l’activité du pays, qui seront publiées le 24 novembre, comprendront une estimation des activités illégales (trafic de drogue, contrefaçon, etc), et plus généralement « souterraines » (non-observed economy, NOE). Plus large que l’activité informelle, l’activité souterraine comprend non seulement l’argent du crime (une estimation minimum basée sur les saisies des douanes et de la police, l’extrapolation étant « impossible » selon Joe de Beer, directeur exécutif de Statistics SA), mais également l’activité de subsistance (agriculture, biens et services à usage personnel, etc). Lire la suite »
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