Café: le petit noir reprend des couleurs

Le marché du café, matière première ô combien sensible aux aléas climatiques, retient à nouveau l’attention des analystes, des fonds d’investissement et des spéculateurs en général. Une reprise brutale des cours s’opère depuis début juin sur le Liffe à Londres (pour le Robusta) et l’ICE à New York (pour l’Arabica).
C’est le Liffe qui a déclenché les hostilités, avec une hausse brutale de près de $ 100 la tonne en une journée et près de 20 % en l’espace de 3 jours, sous l’action d’opérateurs craignant une raréfaction brutale des disponibilités sur les marchés consommateurs.
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Le cuivre flirte avec les records

Le cours du cuivre, en hausse de plus de 130% cette année, est en passe d’atteindre un record de croissance annuelle depuis 1978, même si le cours lui-même (7 135$ la tonne à échéance trois mois sur le LME) reste très loin de son pic de juillet l’année dernière, à 8 940 $, juste avant l’effondrement des marchés mondiaux.

Pour plus de précisions lire ici l’analyse complète de Reuters (en anglais).

Gaz torchés : du mieux

Torchage du gaz, Banque mondiale

Torchage du gaz, Banque mondiale

Un peu moins de gaz torchés (brûlés) sur les champs pétroliers, selon les observations basées sur les données satellites, c’est un peu moins de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère. Certains pays africains s’engagent à lutter contre cette pratique, qui constitue une hérésie tant économique qu’écologique.

À la veille de Copenhague, une bonne nouvelle en matière d’environnement est rare, alors autant se réjouir des petits progrès. Malgré l’augmentation de la production pétrolière de 5% ces trois dernières années, les gaz torchés ont diminué de 22 milliards de m3, selon les données satellites recueillies. Deux mots d’explication : le torchage ou « brûlage du gaz » consiste à brûler les rejets de gaz naturel lors de l’extraction du pétrole. Ce sont ces flammes que l’on voit danser sur de nombreux champs pétroliers. Autant dire que cette pratique est un véritable scandale économique et écologique : non seulement le torchage relève du gaspillage d’une ressource énergétique non renouvelable, mais en plus cette pratique est responsable d’émissions de CO2. Lire la suite »

“La situation au Zimbabwe n’est plus apocalyptique” (L’Expansion.com)

L’Expansion, le mag économique du groupe Express-Roularta, publiait ce week-end une interview de Kalaa Mpinga, PDG de Mwana Africa – groupe minier à capitaux africains, coté à la Bourse de Londres. Kalaa Mpinga qui revient sur les raisons qui l’ont décidé à rouvrir la mine d’or de Freda Rebecca à Bindura au Zimbabwe, malgré la situation économique.

Madagascar : la saison du litchi débute avec un peu de retard

Litchis de Madagascar. Photo D.R.

La campagne 2009/10 du litchi doit démarrer, avec une semaine de retard, à partir du 25 novembre, juste à temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. La filière réussira-t-elle à déjouer les difficultés rencontrées lors de la campagne précédente ? Commentant cette dernière, le Centre technique horticole de Tamatave dresse un bilan mitigé : « Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du produit ».

Tous les opérateurs de la filière litchi se penchent sur la date de début de la campagne, concentrée sur quelques mois. Entre novembre et févier-mars, tout est bouclé : la récolte, l’expédition et la commercialisation. Et pour cette dernière étape, la meilleure période reste les fêtes de fin d’année. Lire la suite »

Sucre : Maurice saute le pas de la valorisation

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

L’industrie sucrière mauricienne a dû se réinventer avec la fin du Protocole Sucre. Désormais, elle opte pour la valorisation de tous les produits et sous-produits de la canne : sucre raffiné, production d’énergie électrique, éthanol et rhum agricole.

Fin d’une époque. La dernière cargaison de sucre roux – environ 42.000 tonnes - a été embarquée fin octobre sur le plus gros vraquier jamais accueilli dans le port de la capitale mauricienne. Le Poseidon SW livrera son chargement à la Tate and Lyle en Angleterre, qui raffine le sucre mauricien depuis 1975. Ainsi, l’île Maurice tourne la page du sucre roux pour écrire la nouvelle histoire du sucre blanc. Lire la suite »

Un “plan Marshall” chinois pour les pays émergents?

Quand la Chine cherche à reproduire en Afrique le modèle de la longue domination des États-Unis sur l’Europe…

Je rebondis sur une réponse que j’avais faite à un commentaire récent à propos du poids de l’Afrique dans les négociations internationales. « L’Afrique ne sera pas mieux considérée dans les instances de décision internationales tant que ses richesses agricoles et minières ne se transformeront pas en pouvoir d’achat de sa population », ai-je écrit. Les Chinois (justement évoqués dans ce commentaire) sont en train d’explorer une solution plus rentable : plutôt que de payer le juste prix des matières premières à leurs propriétaires (les Africains, en grande partie), pourquoi ne pas leur prêter de quoi rehausser leur niveau de vie afin qu’ils viennent remplacer les consommateurs du Nord, à bout de souffle ? La proposition est décrite – et décriée – par Geoff Dyer dans le Financial Times.

Pour ceux qui ne liraient pas l’anglais – ou qui ont la flemme – j’en traduis un extrait : Lire la suite »

Le FMI regretterait-il la Caistab ?

Cabosses
Cabosses

« Des instruments spéciaux, tels que des règles budgétaires et des fonds de stabilisation des prix des matières premières, pourraient être utiles. » Nombre d’analystes n’en doutent pas, à commencer par les observateurs de la filière cacao ivoirienne. Mais que cette phrase figure en première page des « Perspectives économiques régionales » pour l’Afrique subsaharienne du FMI, c’est plus étonnant.

Faut-il rappeler que c’est sous la pression de ce dernier (et de la BM) que la Côte d’Ivoire a dû démanteler sa Caistab (Caisse de stabilisation des prix payés aux planteurs de cacao et de café) en 1999, après dix douloureuses années de libéralisation de la filière suite à l’échec de la « Guerre du cacao » menée par Houphouët-Boigny pour essayer de faire remonter les cours après leur effondrement en 1985 ? Lire la suite »

L’Afrique cultive son riz

Riz de la vallée du Fleuve (Pont Gendarme). Photo S.R.

Riz de la vallée du Fleuve (Pont Gendarme). Photo S.R.

La violente hausse des prix des denrées alimentaires a fait découvrir aux gouvernements et aux agriculteurs les vertus du riz local, l’aliment de base en Afrique.

Émeutes de la faim, colère, désespoir des populations face à l’envolée des prix alimentaires en 2007 et 2008 ont poussé plusieurs gouvernements africains à réagir. L’agriculture est revenue au centre des politiques nationales et le riz, aliment de base n°1, est consacré production prioritaire. Et si on en croit les résultats annoncés, ça marche ! 240% d’augmentation au Burkina Faso, 90% d’augmentation au Sénégal pour la campagne rizicole 2008/09 par rapport à la campagne précédente. En moyenne, la production africaine de riz s’est accrue de 18%, selon la FAO.

Pour obtenir ces résultats spectaculaires, les gouvernements ont fourni aux paysans des semences de qualité et des intrants agricoles de base. De leur côté, les agriculteurs ont été motivés par la perspective d’une bonne rentabilité. Lire la suite »

Amérique du Sud-Afrique : l’union avance pas à pas

Sommet ASA

Sommet ASA

Plus de soixante chefs d’État des pays d’Amérique latine et d’Afrique se sont retrouvés les 26 et 27 septembre pour le deuxième sommet ASA (Amérique du Sud-Afrique). À l’occasion de cette rencontre sur l’île de Margarita au Venezuela, les chefs d’État des deux continents (à l’exception d’Alvaro Uribe, le président colombien, en froid avec le Venezuela d’Hugo Chavez) ont fait montre de leur volonté de coopération. « Ce sommet est un rendez-vous avec l’histoire, il faut aller au-delà de la rhétorique, car la crédibilité de la coopération Sud-Sud est en jeu », a déclaré Jean Ping, le président de la commission de l’Union africaine. Un slogan d’encouragement, pour que cette montagne n’accouche pas d’une souris. Lire la suite »