« La France se désintéresse de l’Afrique » (L’Expansion)

Intéressante observation de la politique française en Afrique par un expatrié français en Afrique du Sud. C’est à lire ici : La France se désintéresse de l’Afrique.

Copenhague : le texte rêvé des pays émergents (Le Monde)

« Dans un texte confidentiel élaboré par la Chine en accord avec l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Soudan – État qui préside cette année le G77 regroupant les pays en développement au sein de l’ONU –, ils exposent l’accord de Copenhague qui répondrait à leurs desiderata. Révélé par Le Monde, le texte pourrait s’imposer comme le fil conducteur des dix jours de négociation à venir, alors que l’esquisse de proposition de la présidence danoise, publiée mardi 8 décembre par The Guardian, a soulevé un tollé de la part des PVD dans les salles du sommet de Copenhague. »

L’article complet d’Hervé Kempf, envoyé spécial du Monde à Copenhague est à lire ici, et le texte confidentiel est téléchargeable sur le site (lien dans l’article).

“La situation au Zimbabwe n’est plus apocalyptique” (L’Expansion.com)

L’Expansion, le mag économique du groupe Express-Roularta, publiait ce week-end une interview de Kalaa Mpinga, PDG de Mwana Africa – groupe minier à capitaux africains, coté à la Bourse de Londres. Kalaa Mpinga qui revient sur les raisons qui l’ont décidé à rouvrir la mine d’or de Freda Rebecca à Bindura au Zimbabwe, malgré la situation économique.

CFAO retourne en bourse

CA-CFAOC’est officiel, le 3 décembre, CFAO, filiale africaine du groupe PPR (Pinault, Printemps, Redoute) sera cotée en Bourse. Le groupe va placer sur le marché un peu plus de 50% du capital de CFAO.
L’offre d’actions – 31 millions de titres entre 24,80 euros et 29 euros – qui a débuté le 17 novembre sera clôturée le 1er décembre. Sur la base du prix médian, l’offre représente environ 834 millions d’euros, valorisant CFAO à plus de 1,6 milliard, pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards en 2008.
CFAO : valeur vedette… en 1913
Profitant d’une période plus porteuse sur les marchés financiers, PPR a donc décidé de lancer le processus de cession annoncé en octobre. Pour la première cotation de la plus grosse introduction en Bourse depuis le début 2009, il faudra attendre le 3 décembre. En fait, il s’agit d’une réintroduction… CFAO a une longue histoire : créée en 1845 sous forme de comptoir, l’entreprise se développa à partir de 1887 sous le nom de Compagnie française de l’Afrique occidentale. « En 1913, en pleine bulle boursière, CFAO plaisait tellement aux investisseurs qu’ils disaient : “ Aujourd’hui, j’ai acheté 125 Afrique ” quand ils avaient acquis des titres », raconte dans son blog Philippe Escande, éditorialiste aux Échos. Après avoir racheté la société en 1990, PPR lâche donc le contrôle de sa pépite africaine même s’il reste actionnaire de référence.

À lire l’éclairage historique sur CFAO de Philippe Escande, éditorialiste aux Echos.

Et des nouvelles au lendemain de l’introduction, ici.

Razzia sur les terres agricoles (Les Échos)

Les Échos publient ce matin une bonne synthèse sur les conséquences de l’utilisation des terres arables par des pays étrangers:

En Afrique, en Asie, en Europe de l’Est, de gigantesques surfaces cultivables passent sous la coupe d’entreprises ou d’États étrangers. Le phénomène prend une telle ampleur que les économistes n’hésitent pas à parler d’une « troisième vague de délocalisations ». Échappant à tout contrôle, cet accaparement des terres fait peser de lourdes menaces sur les équilibres locaux.

L’hiver dernier, l’annonce de la « location » sur quatre-vingt-dix-neuf ans par le coréen Daewoo de la moitié des terres arables de Madagascar a résonné comme un coup de tonnerre. « Avec Daewoo, tout le monde s’est réveillé ! », se souvient-on à l’Agence française de développement. Avec 1,3 million d’hectares - l’équivalent de la moitié de la Belgique -, échangés gratuitement contre des emplois et des infrastructures, il y avait de quoi…

Certes, la mainmise des pays riches sur les terres agricoles de pays pauvres ou émergents n’est pas nouvelle : partout, le fait colonial a fait ses preuves en la matière… Les républiques bananières d’Amérique centrale ne datent pas d’hier, l’Amazonie est vouée aux prédateurs et les stars d’Hollywood se sont depuis longtemps taillé de petits empires en Patagonie. Progressivement, et pour les mêmes résultats, on est passé de la canonnière au carnet de chèques et aux avocats. La nouveauté, c’est que ces transactions prennent aujourd’hui une ampleur inédite.

La suite de l’article de Daniel Bastien est à lire ici.

Quand les PME du Sud se rebiffent contre les grands groupes du Nord (Libération)

Plusieurs grandes entreprises et fonds d’investissement occidentaux ont été condamnés par la justice tunisienne suite à des plaintes déposées par des PME sous-traitantes. L’objet des litiges : ruptures de contrat abusives… Pas si facile de laisser tomber les Tunisiens pour les Chinois. À lire sur Libération.fr : Des Tunisiens sapent la délocalisation de Morgan (13/10/2009).

« L’époque des mercenaires, c’est terminé » (Sud Ouest)

Deux ans après la mort du barbouze médocain Bob Denard, « Hoffman », commandant adjoint de la garde présidentielle, raconte à Sud-Ouest sa mission de onze ans aux Comores. Extraits:

Sud Ouest : Comment êtes- vous entré dans la garde présidentielle (GP) comorienne ?

Hoffman: J’étais un ancien du 8e RPIMa. Je tenais un bar de paras à Pau. Un jour, un type, un adjoint de Bob Denard, est venu me voir et m’a dit que le Vieux cherchait du monde pour les Comores. Je m’entendais pas avec mon épouse, j’ai profité de l’occasion. Lire la suite »

Le gouvernement tchadien est tombé dans le piège pétrolier (Rue89)

Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de l’International Crisis Group, signe une tribune sur l’utilisation des revenus pétroliers au Tchad depuis le début de l’exploitation en 2003.

À lire ici:

Le gouvernement tchadien est tombé dans le piège pétrolier

Campagne d’Égypte pour l’Unesco (Le Monde)

Natalie Nougayrède signe dans Le Monde un papier qui éclaire bien les enjeux autour de l’élection du nouveau directeur de l’Unesco le 17 septembre, en remplacement du Japonais Koïchiro Matsuura. C’est à  lire ici:

Campagne d’Égypte pour l’Unesco