Vers de nouvelles solutions pour le financement des PMEs en Afrique ?

De nombreux projets fleurissent en Afrique, un continent qui offre le plus vaste marché émergent de consommateurs (hormis la Chine et l’Inde), et nécessitent des fonds de roulement pour  se développer et rester compétitifs dans les secteurs d’avenir tels que la finance, les logements, les infrastructures urbaines, l’énergie solaire, l’eau, les agro-industries, l’agriculture high-tech, l’extraction de l’or, la téléphonie mobile et la publicité. Pourtant, les startups locales peinent à séduire les investisseurs individuels et les banques pour financer leur croissance, malgré leur fort potentiel. Seules les grandes structures arrivées au stade de la maturité obtiennent les faveurs des fonds d’investissement anglo-saxons, chinois et ceux du Golfe. Lire la suite »

Lorsque les révoltes arabes inspirent la jeunesse européenne!

C’est au tour de la rive nord de la Méditerranée de s’”indigner”. Analyse de l’économiste tunisien Hakim Ben Hammouda.

L’ère de la révolution ouverte par les printemps arabes ne s’est pas limitée à notre monde. En effet, ses réverbérations se transmettent de plus en plus à d’autres zones et notamment en Europe où la résignation et la démission l’ont emporté depuis des années sur la ferveur révolutionnaire de la fin des années 1960 et  la volonté de construire un autre monde. Depuis quelques semaines, le fond de l’air est rouge en Europe. Les méthodes des printemps arabes sont utilisées dans la mobilisation contre les politiques d’austérité budgétaire. En effet, face à la crise des forces politiques traditionnelles et des syndicats ouvriers et leur incapacité croissante à mobiliser leurs troupes, c’est désormais le web 2.0 qui a pris la relève et qui est au centre des mobilisations et des mouvements des “indignés” dans beaucoup de pays européens. La méthode est la même, utilisée sur les places européennes après avoir démontré son efficacité dans les révolutions arabes. Un mot d’ordre de manifestation lancé sur Facebook, la constitution d’un groupe d’amis et voilà le mouvement parti pour exprimer la colère et la mobilisation contre les plans d’austérité mis en place dans la plupart des pays européens. Lire la suite »

Tunisie: l’économie politique d’une révolution

Dans un ensemble de notes préparatoires à un essai à paraître(1), l’économiste tunisien Hakim Ben Hammouda retrace le contexte historique politique et économique de la révolution du Jasmin en Tunisie. Nous en publions ici de larges extraits choisis(2).

Par Hakim Ben Hammouda*

Portrait de l'économiste tunisien Hakim Ben HammoudaEn ce matin du 14 janvier, c’est un rassemblement joyeux et festif mais aussi déterminé et engagé. Les manifestants parlaient d’un printemps tunisien et d’une nouvelle ère pour les Arabes sans savoir que l’on parlerait de la Révolution du jasmin en fin de journée. Hommes, femmes, toutes générations confondues étaient unis autour de deux slogans : « Ben Ali, dégage » et « le procès des figures de la corruption ». Lire la suite »

Banques: dans l’attente de réformes audacieuses en Tunisie

Banque Centrale de Tunisie, à Tunis.Après vingt années de blocages, le système financier tunisien, pris au piège par de mauvaises pratiques, doit sortir de sa torpeur.

Aujourd’hui, vue la taille du pays, il n’est pas exagéré de dire que le système bancaire tunisien est constitué d’une constellation de petites banques. Leur poids relatif est insignifiant au plan régional et mondial. Avec un actif total d’environ $ 30 milliards (Md), les principales banques tunisiennes demeurent loin derrière leurs homologues africaines (Afrique du Sud : $ 570 Md, Égypte : $ 137 Md, Maroc : $ 102 Md, Nigeria : $ 87 Md).

Dhafer SAIDANE
Université Lille 3 – Skema Business School

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MTM vous ouvre ses colonnes

Vous êtes spécialiste du pétrole africain, expert des énergies renouvelables sur le continent, incollable sur les bourses africaines, que sais-je encore?
Vous souhaitez partager votre analyse sur un secteur d’activité, un marché, ouvrir le débat avec des acteurs économiques de votre domaine ou de votre région?
Venez proposer vos articles à la rédaction de Marchés tropicaux et méditerranéens, qui publiera les meilleures contributions. Lire la suite »

Café: le petit noir reprend des couleurs

Le marché du café, matière première ô combien sensible aux aléas climatiques, retient à nouveau l’attention des analystes, des fonds d’investissement et des spéculateurs en général. Une reprise brutale des cours s’opère depuis début juin sur le Liffe à Londres (pour le Robusta) et l’ICE à New York (pour l’Arabica).
C’est le Liffe qui a déclenché les hostilités, avec une hausse brutale de près de $ 100 la tonne en une journée et près de 20 % en l’espace de 3 jours, sous l’action d’opérateurs craignant une raréfaction brutale des disponibilités sur les marchés consommateurs.
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Copenhague: un accord n’a de sens qu’accompagné de forts mécanismes d’incitations

Par Emmanuel Lickel*

Le sommet de Copenhague est une opportunité historique pour construire un monde plus respectueux de l’environnement. Cependant, même si des objectifs ambitieux de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour les principaux pays émetteurs et un financement renforcé des projets écologiques dans les pays en développement sont obtenus, les incitations qu’auront les dirigeants à atteindre ces résultats seront décisives. La planète ne pourra quitter la pente dangereuse sur laquelle elle se trouve actuellement que si ses leaders y sont fortement encouragés.

Il y a de l’espoir pour une issue positive à Copenhague. La Chine et les États-Unis, les deux principaux contributeurs mondiaux aux émissions de gaz à effet de serre, ont franchi une étape importante en s’engageant sur des objectifs de réduction d’ici 2020 : une réduction de 40% à 45% des émissions de carbone par point de PIB pour la Chine, et une réduction de 17% des émissions de carbone par rapport au niveau de 2005 pour les États-Unis.

L’Union européenne a fait preuve de leadership en s’engageant à réduire ses émissions de 20% d’ici 2020 (sous les niveaux de 1990), et jusqu’à 30% si d’autres pays industrialisés s’accordaient à procéder à des réductions comparables. Parmi les pays en développement, pour la première fois, l’Union africaine parlera d’une seule voix.

Cependant, l’histoire prouve que des accords moins ambitieux ont été convenus par le passé, sans pour autant atteindre les résultats escomptés. Les pays développés qui ont ratifié le protocole de Kyoto s’étaient engagés à réduire leurs émissions collectives de gaz à effet de serre de 5,2% pour la période 2008-2012 par rapport au niveau atteint en 1990. Lire la suite »

Strong incentives for leaders are required for an agreement in Copenhagen to be meaningful

By Emmanuel Lickel*

The Copenhagen summit is a historic opportunity for the world to tackle climate change and become more environmentally sustainable. However, even with ambitious greenhouse gas reduction targets for primary emitters, and extensive financing of green projects in developing countries, incentives will be crucial in reaching those goals. The dangerous path the world has embraced may change only if leaders have strong incentives.

There is hope for a positive outcome in Copenhagen. China and the US, the two biggest contributors to the world’s greenhouse gas emissions, have taken an important step, committing to reduction targets by 2020 (a reduction of 40 to 45% of carbon intensity per point of GDP for China, and a 17% reduction of carbon emissions compared to 2005 domestic levels for the US). The European Union has shown leadership by committing to cut its emissions to 20% below 1990 levels by 2020 and to scale this up to 30% if other industrialized countries agree to make comparable reductions. Among developing countries, for the first time the African Union will speak with one voice. Lire la suite »