Les bailleurs ne sont pas armés pour aider les unions économiques régionales

L’aveu est venu de l’AFD, aujourd’hui, lors de la présentation des perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne. Et plus précisément de Jean-Marc Gravellini, directeur pour l’Afrique à l’Agence française de développement.

Alors qu’on s’accorde à dire – dans les discussions sur les APE et ailleurs – que le développement de l’Afrique passe par les organisations régionales, Jean-Marc Gravellini reconnaît que deux freins importants empêchent les bailleurs de soutenir ces regroupements régionaux. D’une part la frilosité des États à déléguer des souverainetés au niveau régional (ils ne sont en cela pas très différents des pays européens, si?). Mais également les principes d’utilisation des outils de l’AFD : «  Nous sommes démunis pour travailler avec les organisations régionales  », «  nous ne savons pas travailler avec elles  », reconnaît M. Gravellini, qui ajoute que sa structure aura besoin de politiques publiques définies et régulées à ce niveau. Pour l’instant, «  nous pouvons leur accorder des prêts, mais pas de dons (ou alors aux pays membres). Il va falloir y réfléchir  ».

Pourtant, cette intégration régionale est incontournable dans deux secteurs «  déterminants pour la croissance et le développement  » : les ressources agricoles et le secteur énergétique, car nombre de pays ne seront jamais autosuffisants énergétiquement sans cette coopération. «  L’agriculture, c’est non seulement la création de richesses, mais aussi un outil de lutte contre la pauvreté. L’Afrique a besoin d’une révolution doublement verte : celle de la productivité, mais également celle du développement durable et de la préservation des espèces.  »

L’éco-township peine à sortir de terre

BedZED (Beddington Zero Energy (fossil) Development), îlot résidentiel de 100 logements, au Sud de Londres.

Dans un bidonville de Johannesbourg, les autorités de la ville, des ONG locales et le WWF, avec des partenaires du secteur privé comme Lafarge, ont initié un projet baptisé « Eco-City ». L’idée était d’adapter les principes de construction de BedZED, le plus grand éco-village de Grande-Bretagne, au township d’Ivory Park, à Johannesbourg. Parmi les objectifs du projet figuraient notamment la réduction de la consommation d’énergie grâce à des solutions d’isolation et de chauffage solaire passif, la récupération et la réutilisation de l’eau de pluie, la promotion des matériaux de construction recyclés et l’utilisation de la main d’œuvre et de matériaux locaux. Le projet, qui a pourtant 10 ans, en est encore à ses débuts. Un centre communautaire de 500 m2 a été construit, ainsi que quelques logements. En tant que partenaire, Lafarge a donné le ciment qui a été mélangé avec des déchets de polystyrène pour produire des blocs d’isolation économiques. Les résultats montrent des économies en eau et électricité de l’ordre de 58 %. Plusieurs négociations ont été entamées pour obtenir le soutien d’agences internationales.

L’Éthiopie future championne d’Afrique de l’éolien

Le groupe français Vergnet, présent également au Kenya, à Maurice et au Nigeria, a signé avec la compagnie nationale éthiopienne d’électricité EEPCo un contrat portant sur la vente et l’installation de 120 éoliennes GEV HP de 1 MW sur trois ans, dont une première tranche de 30 unités en 2009. Cela fera de ce parc la plus importante centrale éolienne d’Afrique subsaharienne. Vergnet déléguera la maîtrise d’œuvre à un bureau d’ingénierie spécialisé dans la gestion de grands projets internationaux et confiera à Areva la fourniture des équipements haute tension. Le montant de la transaction est de  210 millions d’euros. EEPCo bénéficiera de deux sources de financement complémentaires pour réaliser ce projet : un prêt bancaire de 165 millions d’euros, syndiqué par BNP Paribas et garanti par la Coface à hauteur de 130 millions ; et un prêt de 45 millions de l’AFD. Lire la suite »

Le solaire, bientôt un acteur majeur sur le marché de l’argent

La demande d’argent sur le marché de l’énergie solaire pourrait tripler d’ici à 2012, et ce marché pourrait devenir dans les 10 ans un consommateur majeur d’argent. C’est la théorie développée dans le Silver Book publié en 2008 par Fortis/VM Group.

La capacité totale installée en cellules photovoltaïques (panneaux solaires) croît de plus de 35 % par an depuis 1998, et les plus pessimistes des analystes prévoient une croissance de 30 % d’ici 2010, puis 20 % de 2011 à 2020. En chiffres cela représente une puissance totale installée de plus de 1,6 GW en 2006, 2,4 GW en 2007, et des projections à 5,3 GW en 2010 and 35 GW in 2020.

L’argent dans tout ça ? Il entre dans la composition des panneaux grâce à son exceptionnelle conductivité. Lire la suite »