Author Archives: Sylvie Rantrua

Copenhague : réformer le Mécanisme de développement propre pour que l’Afrique en profite

À la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague, la question d’un bilan du Mécanisme de développement propre (MDP) est cruciale. Le MDP permet aux pays riches de fournir une technologie verte aux pays pauvres à travers un système de certification des réductions d’émissions géré par la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Plus précisément, ce mécanisme repose sur la mise en place de projets – financés par le secteur public ou privé des pays industrialisés – qui favorisent la réduction des émissions de CO2 dans des pays en développement. Les investisseurs acquièrent en contrepartie des crédits d’émission de gaz à effet de serre (GES). Ces crédits sont alors négociables sur les marchés internationaux de carbone, pouvant être revendus, par exemple, à une aciérie en Allemagne ou une cimenterie en Suède, permettant ainsi à ces entreprises de se conformer à leurs obligations de réduction d’émissions. Lire la suite »

Gaz torchés : du mieux

Torchage du gaz, Banque mondiale

Torchage du gaz, Banque mondiale

Un peu moins de gaz torchés (brûlés) sur les champs pétroliers, selon les observations basées sur les données satellites, c’est un peu moins de tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère. Certains pays africains s’engagent à lutter contre cette pratique, qui constitue une hérésie tant économique qu’écologique.

À la veille de Copenhague, une bonne nouvelle en matière d’environnement est rare, alors autant se réjouir des petits progrès. Malgré l’augmentation de la production pétrolière de 5% ces trois dernières années, les gaz torchés ont diminué de 22 milliards de m3, selon les données satellites recueillies. Deux mots d’explication : le torchage ou « brûlage du gaz » consiste à brûler les rejets de gaz naturel lors de l’extraction du pétrole. Ce sont ces flammes que l’on voit danser sur de nombreux champs pétroliers. Autant dire que cette pratique est un véritable scandale économique et écologique : non seulement le torchage relève du gaspillage d’une ressource énergétique non renouvelable, mais en plus cette pratique est responsable d’émissions de CO2. Lire la suite »

CFAO retourne en bourse

CA-CFAOC’est officiel, le 3 décembre, CFAO, filiale africaine du groupe PPR (Pinault, Printemps, Redoute) sera cotée en Bourse. Le groupe va placer sur le marché un peu plus de 50% du capital de CFAO.
L’offre d’actions – 31 millions de titres entre 24,80 euros et 29 euros – qui a débuté le 17 novembre sera clôturée le 1er décembre. Sur la base du prix médian, l’offre représente environ 834 millions d’euros, valorisant CFAO à plus de 1,6 milliard, pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards en 2008.
CFAO : valeur vedette… en 1913
Profitant d’une période plus porteuse sur les marchés financiers, PPR a donc décidé de lancer le processus de cession annoncé en octobre. Pour la première cotation de la plus grosse introduction en Bourse depuis le début 2009, il faudra attendre le 3 décembre. En fait, il s’agit d’une réintroduction… CFAO a une longue histoire : créée en 1845 sous forme de comptoir, l’entreprise se développa à partir de 1887 sous le nom de Compagnie française de l’Afrique occidentale. « En 1913, en pleine bulle boursière, CFAO plaisait tellement aux investisseurs qu’ils disaient : “ Aujourd’hui, j’ai acheté 125 Afrique ” quand ils avaient acquis des titres », raconte dans son blog Philippe Escande, éditorialiste aux Échos. Après avoir racheté la société en 1990, PPR lâche donc le contrôle de sa pépite africaine même s’il reste actionnaire de référence.

À lire l’éclairage historique sur CFAO de Philippe Escande, éditorialiste aux Echos.

Et des nouvelles au lendemain de l’introduction, ici.

Madagascar : la saison du litchi débute avec un peu de retard

Litchis de Madagascar. Photo D.R.

La campagne 2009/10 du litchi doit démarrer, avec une semaine de retard, à partir du 25 novembre, juste à temps pour approvisionner les marchés européens lors la période des fêtes de fin d’année. La filière réussira-t-elle à déjouer les difficultés rencontrées lors de la campagne précédente ? Commentant cette dernière, le Centre technique horticole de Tamatave dresse un bilan mitigé : « Les quantités trop importantes par rapport au potentiel d’absorption des marchés européens, la qualité globalement moyenne des fruits, les effets de la crise économique sur la consommation et la très forte concurrence entre opérateurs sont autant d’éléments qui ont fortement perturbé la mise en marché du produit ».

Tous les opérateurs de la filière litchi se penchent sur la date de début de la campagne, concentrée sur quelques mois. Entre novembre et févier-mars, tout est bouclé : la récolte, l’expédition et la commercialisation. Et pour cette dernière étape, la meilleure période reste les fêtes de fin d’année. Lire la suite »

Sucre : Maurice saute le pas de la valorisation

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

Champs de canne à Maurice. Photo S.R.

L’industrie sucrière mauricienne a dû se réinventer avec la fin du Protocole Sucre. Désormais, elle opte pour la valorisation de tous les produits et sous-produits de la canne : sucre raffiné, production d’énergie électrique, éthanol et rhum agricole.

Fin d’une époque. La dernière cargaison de sucre roux – environ 42.000 tonnes - a été embarquée fin octobre sur le plus gros vraquier jamais accueilli dans le port de la capitale mauricienne. Le Poseidon SW livrera son chargement à la Tate and Lyle en Angleterre, qui raffine le sucre mauricien depuis 1975. Ainsi, l’île Maurice tourne la page du sucre roux pour écrire la nouvelle histoire du sucre blanc. Lire la suite »

Maurice: Infinity sur la corde raide

Tour Ebène, Maurice, DR

Tour Ebène, Maurice, DR

La plus importante société mauricienne d’outsourcing, Infinity, est menacée de faillite. Installée dans la Cybertour d’Ebène, elle a trois semaines pour rembourser 42 millions de roupies. Cette somme représente les loyers, les factures d’eau et d’électricité impayés depuis février 2007.

Centre d’appel et concepteur de logiciels, Infinity embauche tout de même plus de 650 personnes et compte parmi ses clients des noms prestigieux dans la téléphonie (Orange, Bouygues, SFR, One.Tel …), dans l’industrie automobile (Renault, Peugeot, Ford…) mais aussi dans la grande distribution (Shoprite, Pick and Pay, Spar…). Lire la suite »

COMESA : une chambre de compensation

carte ComesaLe Comesa met en route une chambre de compensation régionale pour booster le commerce intra-régional. Réunis à Maurice fin octobre, les gouverneurs des banques centrales de la zone ont fait le point sur les avancées de ce projet. Ce système de paiement des échanges entre les pays de la zone sera plus rapide et moins coûteux pour les importateurs et les exportateurs puisqu’il permettra d’éviter un transit par les grandes banques internationales. Lire la suite »

Qui représentera l’Afrique à Copenhague ?

Au fil des mois, des réunions et des sommets, le nom du représentant de l’Afrique à la Conférence de Copenhague change… ou plutôt, les noms s’additionnent. Le continent réussira-t-il, d’ici décembre, à parler d’une seule voix ?

Dernier pays candidat à la représentation de l’Afrique : le Ghana, selon le journal en ligne ESI-Africa. La dernière réunion sur le climat tenue sur le continent, le 21 octobre, a eu lieu au Ghana. Alors, tout naturellement, le gouvernement ghanéen serait désigné pour porter « les inquiétudes africaines »
Pourtant, quelques jours auparavant, c’était le président burkinabé, Blaise Compaoré, qui était choisi comme porte-parole de l’Afrique, lors du Forum mondial du développement durable consacré aux changements climatiques qui s’est tenu à Ouagadougou. Et en septembre, c’est Meles Zenawi, Premier ministre éthiopien, qui était désigné « coordinateur de la position africaine commune pour les négociations » de décembre, au cours du Forum pour le partenariat avec l’Afrique organisé par l’Union africaine et les pays de l’OCDE. Lire la suite »

Climat : qui payera la facture ?

Pollution. Photo S.R.

Pollution. Photo S.R.

Dernière ligne droite avant le sommet de Copenhague sur le changement climatique. Les positions s’affinent. L’Afrique veut faire entendre sa voix et l’Union européenne se demande qui va payer.

Le changement climatique : « un grand défi à relever tant pour les pays du Nord que pour ceux du Sud », reconnaît Riera Figueras, directeur pour le développement durable de la Commission européenne. Si tout le monde est concerné, les pays en développement et notamment les plus pauvres dont la capacité d’adaptation est moindre sont les plus touchés. Paradoxalement, ces pays sont les moins responsables de cette situation ! En effet, « Les pays développés polluent 12 fois plus que l’Afrique pourtant les conséquences sont beaucoup plus rudes pour le continent africain », souligne M. Figueras lors d’une vision-conférence à l’occasion de la journée du développement durable. Lire la suite »

Afrique du Sud : fermeture probable de l’usine Sasol Nitro de Phalaborwa

Fin octobre, l’usine de production d’acide phosphorique de Sasol Nitro à Phalaborwa en Afrique du Sud (province de Limpopo) risque de fermer définitivement.
Sasol a annoncé en août le lancement de consultations avec ses actionnaires sur la possible fermeture de l’usine pour cause d’absence de profitabilité. Des pertes significatives sont envisagées pour 2009. « Malgré les différentes options envisagées pour éviter la fermeture de l’usine, les prix des matières premières actuels ne permettent pas d’obtenir une production rentable, en particulier dans un marché de l’acide phosphorique en déclin », souligne l’entreprise. Lire la suite »