Lundi soir, la chaîne privée française TF1 ressuscitait la légendaire émission matrimoniale « Tournez manège ». En ce qui nous concerne, le couple de l’année est déjà réuni. Et les gagnants sont… le Vénézuélien Hugo Chavez et le Libyen Mouammar Kadhafi. Après Tripoli, c’est sur l’Ile de Margarita que les chefs d’État de ces deux puissances pétrolières et gazières se sont retrouvés. Ces deux-là n’ont pas eu besoin d’un animateur potache pour découvrir leurs – nombreux – points communs : une générosité inégalable en grandes déclarations, une richesse extraordinaire sous les pieds, des styles originaux et le sens du leadership. Un leadership dont ils usent – ou abusent – désormais ensemble. Lire la suite »

Sommet ASA
Plus de soixante chefs d’État des pays d’Amérique latine et d’Afrique se sont retrouvés les 26 et 27 septembre pour le deuxième sommet ASA (Amérique du Sud-Afrique). À l’occasion de cette rencontre sur l’île de Margarita au Venezuela, les chefs d’État des deux continents (à l’exception d’Alvaro Uribe, le président colombien, en froid avec le Venezuela d’Hugo Chavez) ont fait montre de leur volonté de coopération. « Ce sommet est un rendez-vous avec l’histoire, il faut aller au-delà de la rhétorique, car la crédibilité de la coopération Sud-Sud est en jeu », a déclaré Jean Ping, le président de la commission de l’Union africaine. Un slogan d’encouragement, pour que cette montagne n’accouche pas d’une souris. Lire la suite »
L’artiste sénégalais Youssou N’Dour en a marre d’être dans le noir et il le chante. Sur la mélodie joyeuse du « Obladi oblada » des Beatles, il dénonce les délestages intempestifs de la Senelec et s’en prend directement aux gestionnaires de l’entreprise sénégalaise d’électricité. En wolof et hors circuits commerciaux, le titre « Leep mo Lendem » (« Tout est dans l’obscurité ») est distribué librement sur Internet et aux radios depuis le 8 septembre.
Vous pouvez l’écouter ici: Leep mo lendem
Le contexte était tendu et l’émissaire américain Scott Gration a fait chou blanc (Lire Soudan : attaques sur l’accord de paix). À Juba, entouré des hauts responsables du SPLM (Mouvement populaire de libération du Soudan, sudiste) et du NCP (National Congress Party), S. Gration devait mener les deux parties vers un accord concernant le référendum sur l’indépendance du Sud-Soudan prévu en 2011, et les résultats du recensement national qui doit servir à établir les circonscriptions pour les élections générales d’avril 2010. “Je suis très déçu”, a déclaré M. Gration lors d’une conférence de presse à Juba donnée à l’issue des deux jours de négociations. Aucun accord n’a été trouvé concernant la loi sur le référendum et la question du recensement n’a même pas été abordée. Heureusement, S. Gration, fin connaisseur de l’Afrique, ne perd pas espoir: “Nous allons continuer de discuter de ces enjeux en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, et à d’autres moments lorsque ce sera approprié”.
Daniela Kroslak, directrice adjointe du programme Afrique de l’International Crisis Group, signe une tribune sur l’utilisation des revenus pétroliers au Tchad depuis le début de l’exploitation en 2003.
À lire ici:
Le gouvernement tchadien est tombé dans le piège pétrolier
L’émissaire américain pour le Soudan entame aujourd’hui une nouvelle tournée. Première étape : Juba. Récemment nommé à ce poste, Scott Gration était attendu le 9 septembre dans un contexte particulièrement tendu. En vue de son arrivée, le ministère de l’Intérieur avait d’ailleurs décidé de faire place nette et organisé, avec l’aide du SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, ex-rebelles sudistes), une vaste opération de saisie d’armes illégales dans la capitale sudiste.
Violences…
Au Sud-Soudan, les violences ont repris avec intensité. Dans un communiqué daté du 3 septembre, Médecins sans frontières (MSF) constate « une montée en flèche radicale de la violence dans l’ensemble du Sud-Soudan – des États équatoriaux assaillis par la LRA aux affrontements dans les États de Jonglei, Haut-Nil et Lakes ». Avec une originalité par rapport aux affrontements tribaux traditionnels entre éleveurs et agriculteurs : « Les femmes et les enfants, qui étaient épargnés en règle générale, sont désormais délibérément ciblés, et le nombre de morts est plus élevé que celui des blessés », souligne l’ONG. On parle de 2 000 morts depuis le début de l’année, un chiffre qui vient classer le Darfour au second rang des conflits meurtriers au Soudan. Un constat qui inquiète particulièrement les Nations Unies.
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Mohamed Fall Ould Oumer
Les élections en Mauritanie ont confirmé Mohamed Ould Abdel Aziz au poste de chef de l’État. Il vient de former un nouveau gouvernement qui ne s’embarrasse pas des dosages traditionnels. Trois questions à Mohamed Fall Ould Oumer, directeur de l’hebdomadaire mauritanien La Tribune et observateur politique.
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Plus éthique et plus solidaire, la finance islamique a le vent en poupe.
« L’effondrement du système capitaliste fondé sur l’usure et sur le papier et non sur l’échange de marchandises démontre que la philosophie économique islamiste se tient », affirme Youssef Al Qaradaoui, l’un des initiateurs de la finance islamique dans les années 1970. Adossée à l’économie réelle, le principe qui régit la finance islamique est simple : on ne vend que ce que l’on possède. En cette période de crise liée aux emprunts hypothécaires à risque, la maxime est séduisante. Plus de ventes à découvert, de spéculation ni d’usure. Lire la suite »
3 questions à Lionel Zinsou, banquier d’affaires d’origine béninoise. Il a été associé-gérant à la Banque Rotschild avant de rejoindre le fonds d’investissement PAI Partners en 2008. Souvent qualifié d’afroptimiste, il ne voit pourtant pas l’Afrique à l’abri de la crise internationale. Lire la suite »
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