Au fil des mois, des réunions et des sommets, le nom du représentant de l’Afrique à la Conférence de Copenhague change… ou plutôt, les noms s’additionnent. Le continent réussira-t-il, d’ici décembre, à parler d’une seule voix ?
Dernier pays candidat à la représentation de l’Afrique : le Ghana, selon le journal en ligne ESI-Africa. La dernière réunion sur le climat tenue sur le continent, le 21 octobre, a eu lieu au Ghana. Alors, tout naturellement, le gouvernement ghanéen serait désigné pour porter « les inquiétudes africaines »…
Pourtant, quelques jours auparavant, c’était le président burkinabé, Blaise Compaoré, qui était choisi comme porte-parole de l’Afrique, lors du Forum mondial du développement durable consacré aux changements climatiques qui s’est tenu à Ouagadougou. Et en septembre, c’est Meles Zenawi, Premier ministre éthiopien, qui était désigné « coordinateur de la position africaine commune pour les négociations » de décembre, au cours du Forum pour le partenariat avec l’Afrique organisé par l’Union africaine et les pays de l’OCDE.
À cette occasion, M. Zenawi avait affirmé que « l’Afrique serait représentée par une seule équipe à Copenhague »… Mais il ne faut pas oublier l’Algérie, qui représente l’Afrique au sein du G77. En août , le pays avait été chargé de coordonner les actions africaines en matière de changement climatique, expliquait alors la directrice de l’Environnement et du Développement durable au ministère des Affaires étrangères d’Algérie, Latifa Benazza.
L’UE vote Zenawi
Un constat, au moins, fait l’unanimité : les pays africains sont parmi les plus exposés aux conséquences du changement climatique. Pour eux, la question du financement de l’adaptation au changement climatique est donc primordiale. Meles Zenawi a d’ailleurs prévenu : « si cela était nécessaire, nous sommes prêts à quitter les négociations ». Depuis un an, conférences et réunions se sont succédé afin de dégager un consensus et d’accroître l’expertise dans ce domaine. Et finalement, si les pays organisateurs ont tendance à se « faire » désigner par les participants comme chef de file du continent, cela montre au moins que la question est prise très au sérieux !
Peu audible à Poznam, la voix de l’Afrique a gagné en volume lorsque l’Union africaine a décidé, lors de son sommet de février 2009, d’élaborer une position commune du continent pour la conférence de Copenhague et annoncé que l’Afrique serait représentée par une délégation habilitée à négocier au nom des États membres. Et quand on demande à Riera Figueras, directeur pour le développement durable de la Commission européenne quel est l’interlocuteur principal en Afrique pour Copenhague, il répond celui désigné par l’Union Africaine, Meles Zenawi. Il assure également que « l’intérêt de l’Union européenne a toujours été que l’Afrique soit présente à Copenhaque ».
Finalement, Kofi Annan, ancien Secrétaire général de l’ONU, pourrait bien être encore une fois le meilleur porte-parole de l’Afrique à travers la pétition musicale “Beds Are Burning” pour la justice climatique, qu’il a lancée avec le Global Humanitarian Forum.
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Pour une fois l’Afrique parle d’une seule voix…
Une bien lourde déception alors qu’on en attendait tellement de ce sommet. Malgré toute sa bonne volonté, supersarko n’a rien pu faire. Il faut dire que les pays émergents tel que la chine ont pourri le sommet. D’un coté, on ne peut le leur reprocher : Les occidentaux sont responsables du désastre écologique actuel et on leur demande d’en payer les frais. Mais ces derniers préfèrent rattraper leur retard … Au final, l’utopie se termine sur un accord de vitrine. AU moins cet échec fera date, et on espère qu’à l’avenir on se souviendra de ce “désastre” comme expérience.